sam 20 fév 2010
Plein les yeux
20 02 2010
Si la pluie s'en est allée et le soleil revenu, la tenue des hommes de quart n'a pas changé sur le pont de Groupama 3 : cirés et combinaisons sèches sont les tenues de sortie alors que le vent de nord-ouest d'une trentaine de noeuds souffle très régulièrement : « Ca va très bien. Nous sommes sous le soleil depuis quelques heures donc c'est agréable. Plus qu'hier en tous les cas » racontait Jacques Caraës lors de la vacation quotidienne avec le PC Jules Verne Groupama.
« Nous sommes dans un rythme élevé mais nous naviguons avec prudence malgré tout. La mer s'organise mieux et Groupama 3 va vite sous grand voile arisée, trinquette et gennaker. C'est mieux qu'hier quand la mer était plus désordonnée. C'était assez, voir même très, rapide » poursuit l'équipier d'avant et caméraman du bord.
Quand un homme qui en est à son cinquième tour parle de rythme élevé, de vitesse rapide voir très rapide, autant dire que la vie à bord du maxi trimaran doit être difficile...
« Quant on va à l'avant pour les déroulés de gennaker, on s'attache. La stabilité est relative et, la fatigue aidant, il faut rester prudent. C'est assez exposé. Le barreur est notre ange gardien. Il a notre vie entre ses mains. On s'attache très court avec notre harnais de manière à ne pas pouvoir passer par-dessus le franc bord si on est éjecté » ajoute celui que l'on surnomme Jaco.

Si les hommes fatiguent mais tiennent bon, le matériel casse parfois : « Cette nuit, le pare-brise qui protège le barreur s'est cassé en deux sur la tête de Thomas. On l'a recousu avec du fil Spectra alors que Lionel (Lemonchois) et Loïc (Le Mignon) ont refait des rotules de fixation avec ce qu'ils ont trouvé à bord ».
Alors que l'on s'inquiète de la santé de Thomas, Jacques Caraës précise : « C'est le pare-brise que l'on a recousu. La tête de Coville, c'est du solide... ».
Partis depuis vingt jours, l'équipage perd progressivement les repères qui rythment habituellement leur vie : « Je ne sais plus très bien si on a déjeuné ou non » répond Jacques Caraës alors qu'on lui souhaite bon appétit puis de poursuivre : « ni quelle heure il est ».
(départ le 31 janvier à 13h 55' 53'' TU)
(Nombre de milles parcourus par rapport à la route optimale du Trophée Jules Verne)
Jour 1 (1er février 14h TU) : 500 milles (retard = 94 milles)
Jour 2 (2 février 14h TU) : 560 milles (avance = 3,5 milles)
Jour 3 (3 février 14h TU) : 535 milles (avance = 170 milles)
Jour 4 (4 février 14h TU) : 565 milles (avance = 245 milles)
Jour 5 (5 février 14h TU) : 656 milles (avance = 562 milles)
Jour 6 (6 février 14h TU) : 456 milles (avance = 620 milles)
Jour 7 (7 février 14h TU) : 430 milles (avance = 539 milles)
Jour 8 (8 février 14h TU) : 305 milles (avance = 456 milles)
Jour 9 (9 février 14h TU) : 436 milles (avance = 393 milles)
Jour 10 (10 février 14h TU) : 355 milles (avance = 272 milles)
Jour 11 (11 février 14h TU) : 267 milles (retard = 30 milles)
Jour 12 (12 février 14h TU) : 274 milles (retard = 385 milles)
Jour 13 (13 février 14h TU) : 719 milles (retard = 347 milles)
Jour 14 (14 février 14h TU) : 680 milles (retard = 288 milles)
Jour 15 (15 février 14h TU) : 651 milles (retard = 203 milles)
Jour 16 (16 février 14h TU) : 322 milles (retard = 375 milles)
Jour 17 (17 février 14h TU) : 425 milles (retard = 338 milles)
Jour 18 (18 février 14h TU) : 362 milles (retard = 433 milles)
Jour 19 (19 février 14h TU) : 726 milles (retard = 234 milles)
Jour 20 (20 février 14h TU) : 751 milles (retard = 211 milles)
- Orange 2 (2005) : 9j 11h 04'
-Orange 2 (2005) : 7j 05h 35'
