lun 24 jan 2005

Trophée Jules Verne : Orange II en course autour du monde

24 01 2005
© G. Grenier / OrangeLe maxi-catamaran Orange II skippé par Bruno Peyron a coupé la ligne de départ du record du tour du monde à la voile ce lundi 24 janvier 2005 à 11h 03 mn et 07 secondes (10h 03 mn 07s GMT). Dans un vent de secteur nord nord est de 20 nœuds, Orange II a passé la ligne de départ sous trinquette et grand voile à 1 ris, avant de déployer son genaker médium.


Pour battre le record absolu du tour du monde à la voile (détenu depuis le 5 avril 2004, par l´Américain Steve Fossett, en 58j, 09h, 32mn), Orange II doit franchir la ligne d´arrivée à Ouessant avant le 23 mars 2005 à 19h 34mn et 52s (GMT).
Pour battre le temps du Trophée Jules Verne (détenu depuis le 29 avril 2004, par Olivier de Kersauson et l´équipage du trimaran Geronimo (en 63j, 13h, 59mn), Orange II doit revenir avant le 29 mars à 0h 01mn et 53s (GMT).

Première vacation radio


Rendez-vous dès 14h15 cet après-midi avec le skipper d´Orange II qui avance à près de 30 nœuds : Bruno Peyron : « Le vent est revenu comme on l´attendait, plus près de 25 que de 18-20 nœuds. Notre vitesse est donc meilleure par rapport à la petite demi-heure du départ. On navigue avec un ris, trinquette et genaker et on file à 27-28 noeuds. C´est un peu chaud car le bateau est étroit et on lève facilement la coque au vent mais la mer est belle ».

Cap à l´Ouest


« Nous avions prévu d´aller vers l´ouest car il y a un vent de nord-nord-est et il vaut mieux être tribord amure pour se dégager. On va donc empanner dans les heures qui viennent pour profiter de la rotation du vent. Cela rallonge la route mais cela correspond à notre choix stratégique. Le départ était magnifique ce matin, une belle ambiance à bord et une jolie lumière. On avait décidé d´accélérer notre départ pour pouvoir partir plus sereins et mieux préparés. Tout va bien à bord, on navigue en ce moment avec la bonne toile, à la bonne vitesse. Les rythmes de quart sont en place et se passent bien. Le sentiment de satisfaction est partagé à bord, nous sommes heureux d´avoir franchi cette longue étape de la préparation du bateau et maintenant le résultat est en train de se dérouler sur l´eau. On a le sentiment d´avoir envie d´en découdre tout en restant très concentré. On a confiance dans le bateau et le matériel. Les 20 000 milles effectués cette année devraient produirent des résultats. Nous connaissons bien maintenant le potentiel du bateau et ses limites. Pendant le tour du monde, on ne naviguera jamais à 100% pour protéger la longévité du bateau... ».

© G. Grenier / Orange

L´Equateur en ligne de mire


« Le franchissement de l´équateur est le premier partiel de ce tour du monde. Avec les simulations faites hier, 80% des routes prévoyaient un passage sous le temps du record, qui est d´un peu moins de 8 jours. C´est moins le cas aujourd´hui, précise Bruno Peyron, mais on va rester concentré sur cet objectif. Les conditions sont identiques pour le heures qui viennent. On va empanner dans 2-3 heures. On a 25 noeuds de vent, c´est du beau temps et on devrait aller vite. Cela va mollir en fin de nuit. Après cela devient plus complexe à la hauteur du Portugal ».

L´équipage déjà dans ses quarts


Yves Le Blévec : « Tout se passe bien. Le bateau va vite. On est en moyenne entre 25 et 30 noeuds. On a pris nos rythmes de quart. Philippe Péché est sur le pont avec Nico (Nicolas de Castro), JB (Jean-Baptiste Epron) et Seb (Sébastien Audigane). Avec Yann (Elies), Ludo (Aglaor) et Florent (Chastel), on est en stand-by. Comme on a peu dormi cette nuit, et qu´on s´est levé tôt pour monter sur la ligne de départ, on se repose un peu. Le troisième quart avec Lionel (Lemonchois), Bernard (Stamm), Jacques (Caraes) et Ronan (Legoff) est en repos actif ! On change un peu d´univers forcément, mais on y était tous préparés. Cette nuit, on a passé quelques heures devant la rade de Brest avant de rejoindre la ligne de départ. »

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